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	<title>Commentaires sur : &#171;&#160;Ce à quoi vous aspirez comme révolutionnaires, c&#8217;est à un Maître.&#160;&#187;</title>
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		<title>Par : Youri Kane</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-773</link>
		<dc:creator>Youri Kane</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 10:40:41 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.ubris.fr/?p=816#comment-773</guid>
		<description>Bon, je réagis maintenant à ce commentaire pour lequel je me suis tout d&#039;abord simplement dit quelque chose comme &quot;houla houla&quot;.

En suivant ton propos, voila ce qui me vient à l&#039;esprit :

1 - Désabusé n&#039;est pas pour moi péjoratif, dans la mesure où il s&#039;agit bien de sortir de ses illusions. Mais j&#039;ajouterais que si jamais le pessimisme est un dogme, alors l&#039;optimiste est le désabusé de son propre dés-espoir. Est désabusé celui qui ne cède plus aux abus.

2 - Je ne vais pas faire le malin, parce que le ton de ce blog est volontiers du genre &quot;tout va mal&quot;. Cependant, ce n&#039;est pas une pétition de principe, ni une volonté, ni même un goût. Et voir le monde comme un cauchemard, si c&#039;est envisageable, peut aussi être simplement un goût, voire une pause. Et il me semble qu&#039;il peut, aussi, ne pas l&#039;être. D&#039;ailleurs, il ne l&#039;est pas en permanence.

3 - Je ne vais pas jouer les grands frères protecteurs envers Michel, parce que bon... euh... bref. Julien, il faut te calmer un tout petit peu semble t il, et ne pas placer ton honneur là où il n&#039;a que faire. D&#039;abord, si tu étais un peu plus attentif, tu verrais à quel point tes attaques sont un poil excessives : Michel, c&#039;est l&#039;évidence, possède déjà quelques dictionnaires, et semble même les avoir feuilletés; et il semble aussi qu&#039;il ait dépassé l&#039;âge de la 6ème (et de trrrrrrrrrrrrèèèèèèèèèèèèèssssss loin ! :)). En somme, tu le prends au mot sur le terrain qu&#039;il maîtrise le moins : le vocabulaire des djeunes. Je doute fort qu&#039;il emploie les mots &quot;troll&quot; et &quot;geek&quot; dans un sens qui puisse être le moins du monde partagé, et puisque tu sembles avoir besoin d&#039;être rassuré, tu n&#039;es à l&#039;évidence ni l&#039;un ni l&#039;autre. Le plus drôle dans l&#039;histoire, c&#039;est que je suis assez persuadé que, si vous vous rencontriez, il y a des chances que vous trouviez motif à vous entendre.

4 - je ne reviens pas sur l&#039;université. Tu y as passé assez de temps pour savoir quoi en penser. Je suis simplement persuadé que l&#039;université n&#039;existe que des qu&#039;elle dépasse sa simple mission de transmission. Peut être que cela n&#039;apparait pas clairement dans son organisation quotidienne, mais je demeure persuade qu&#039;il y a là un mouvement qu&#039;on ne trouve néanmoins nulle part ailleurs, et qu&#039;il y a là un véritable contre-pouvoir qui ne se dissout pas dans les statuts, les avantages et les manoeuvres politiciennes.

5 - Il me semble un peu paradoxal de viser l&#039;idéal et de condamner sans appel Mai 68. Des montagnes de nuances devraient être apportées sur ce point, parce que, comme tout mouvement, son idéalisme résiste mal à l&#039;opportunisme de ceux qui prennent le train en marche. Mais à tout prendre, je préfèrerais une attitude intellectuelle plus rigoureuse, qui consisterait précisément à reprocher à Mai 68 son idéalisme.

6 - Pour le communisme, je relis ton post, et effectivement, je l&#039;ai un peu tordu. Cependant, cantonner le communisme dans la sphère de ce qui peut être pensé, discuté entre fidèles, mais jamais acté, me semble être précisément ce qui me semble être une des impasses actuelles, qui consiste à avoir la bonne conscience de l&#039;intellectuel qui pense là où il faut et le pouvoir d&#039;achat de celui qui aimerait bien partager son revenu mais est, aussi, content, que ses vues intellectuelles ne soient jamais en mesure de lui demander de passer à l&#039;acte. Et l&#039;autoritarisme n&#039;est pas une fatalité, car il a une alternative : l&#039;éducation.

Enfin, le plus important, il me semble que ce qui importe, au delà des divergences, c&#039;est le principe selon lequel on peut s&#039;éveiller les uns les autres. Se traiter réciproquement d&#039;endormis me semble aller dans le sens contraire. Enfin, il me semble !

Donc, messieurs, il va falloir apprendre à vous connaître !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, je réagis maintenant à ce commentaire pour lequel je me suis tout d&#8217;abord simplement dit quelque chose comme &laquo;&nbsp;houla houla&nbsp;&raquo;.</p>
<p>En suivant ton propos, voila ce qui me vient à l&#8217;esprit :</p>
<p>1 &#8211; Désabusé n&#8217;est pas pour moi péjoratif, dans la mesure où il s&#8217;agit bien de sortir de ses illusions. Mais j&#8217;ajouterais que si jamais le pessimisme est un dogme, alors l&#8217;optimiste est le désabusé de son propre dés-espoir. Est désabusé celui qui ne cède plus aux abus.</p>
<p>2 &#8211; Je ne vais pas faire le malin, parce que le ton de ce blog est volontiers du genre &laquo;&nbsp;tout va mal&nbsp;&raquo;. Cependant, ce n&#8217;est pas une pétition de principe, ni une volonté, ni même un goût. Et voir le monde comme un cauchemard, si c&#8217;est envisageable, peut aussi être simplement un goût, voire une pause. Et il me semble qu&#8217;il peut, aussi, ne pas l&#8217;être. D&#8217;ailleurs, il ne l&#8217;est pas en permanence.</p>
<p>3 &#8211; Je ne vais pas jouer les grands frères protecteurs envers Michel, parce que bon&#8230; euh&#8230; bref. Julien, il faut te calmer un tout petit peu semble t il, et ne pas placer ton honneur là où il n&#8217;a que faire. D&#8217;abord, si tu étais un peu plus attentif, tu verrais à quel point tes attaques sont un poil excessives : Michel, c&#8217;est l&#8217;évidence, possède déjà quelques dictionnaires, et semble même les avoir feuilletés; et il semble aussi qu&#8217;il ait dépassé l&#8217;âge de la 6ème (et de trrrrrrrrrrrrèèèèèèèèèèèèèssssss loin ! <img src='http://www.ubris.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> ). En somme, tu le prends au mot sur le terrain qu&#8217;il maîtrise le moins : le vocabulaire des djeunes. Je doute fort qu&#8217;il emploie les mots &laquo;&nbsp;troll&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;geek&nbsp;&raquo; dans un sens qui puisse être le moins du monde partagé, et puisque tu sembles avoir besoin d&#8217;être rassuré, tu n&#8217;es à l&#8217;évidence ni l&#8217;un ni l&#8217;autre. Le plus drôle dans l&#8217;histoire, c&#8217;est que je suis assez persuadé que, si vous vous rencontriez, il y a des chances que vous trouviez motif à vous entendre.</p>
<p>4 &#8211; je ne reviens pas sur l&#8217;université. Tu y as passé assez de temps pour savoir quoi en penser. Je suis simplement persuadé que l&#8217;université n&#8217;existe que des qu&#8217;elle dépasse sa simple mission de transmission. Peut être que cela n&#8217;apparait pas clairement dans son organisation quotidienne, mais je demeure persuade qu&#8217;il y a là un mouvement qu&#8217;on ne trouve néanmoins nulle part ailleurs, et qu&#8217;il y a là un véritable contre-pouvoir qui ne se dissout pas dans les statuts, les avantages et les manoeuvres politiciennes.</p>
<p>5 &#8211; Il me semble un peu paradoxal de viser l&#8217;idéal et de condamner sans appel Mai 68. Des montagnes de nuances devraient être apportées sur ce point, parce que, comme tout mouvement, son idéalisme résiste mal à l&#8217;opportunisme de ceux qui prennent le train en marche. Mais à tout prendre, je préfèrerais une attitude intellectuelle plus rigoureuse, qui consisterait précisément à reprocher à Mai 68 son idéalisme.</p>
<p>6 &#8211; Pour le communisme, je relis ton post, et effectivement, je l&#8217;ai un peu tordu. Cependant, cantonner le communisme dans la sphère de ce qui peut être pensé, discuté entre fidèles, mais jamais acté, me semble être précisément ce qui me semble être une des impasses actuelles, qui consiste à avoir la bonne conscience de l&#8217;intellectuel qui pense là où il faut et le pouvoir d&#8217;achat de celui qui aimerait bien partager son revenu mais est, aussi, content, que ses vues intellectuelles ne soient jamais en mesure de lui demander de passer à l&#8217;acte. Et l&#8217;autoritarisme n&#8217;est pas une fatalité, car il a une alternative : l&#8217;éducation.</p>
<p>Enfin, le plus important, il me semble que ce qui importe, au delà des divergences, c&#8217;est le principe selon lequel on peut s&#8217;éveiller les uns les autres. Se traiter réciproquement d&#8217;endormis me semble aller dans le sens contraire. Enfin, il me semble !</p>
<p>Donc, messieurs, il va falloir apprendre à vous connaître !</p>
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		<title>Par : Julien</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-772</link>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 16:23:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.ubris.fr/?p=816#comment-772</guid>
		<description>Cher Youri kane,  sache que je préfère nettement le mot de « conscient », voire de « lucide » ou encore de « désespéré »  à celui de « désabusé » mais passons, car après tout, l’adjectif désabusé caractérise quelqu’un qui a perdu ses illusions, et je ne vois pas cela comme quelque chose de nécessairement négatif, au contraire ! Cela me paraît être un processus logique également, presque naturel en France en 2009 ! A ce propos, je suis tombé récemment sur un morceau d’entrevue d’Eugène Ionesco avec un journaliste auquel l’écrivain expliquait qu’il ne faisait que des cauchemars parce que le monde est cauchemardesque… Si vous voyez l’allusion !
Là où je m’insurge en revanche, c’est quand Michel me traite de « geek » ou de « troll ». D’abord, nous n’avons pas élevé le bétail ensemble, ensuite, ce sont des inepties. Peut-être que Michel pourrait demander un dictionnaire petit Larousse illustré pour classe de 6ème à Noël ! Enfin, si je suis un troll, Michel est un gnome. Voilà, je me mets à sa « hauteur » (toute petite).
Finalement, j’ai envie d’ajouter que cela fait 5 ans que je suis  des cursus au sein de différentes universités et que contrairement à d’autres qui n’y ont jamais mis les pieds, je sais de quoi je parle.
Quand j’affirme qu’il ne s’y passe rien, cela me désole et c’est légitime. L’université n’est qu’une usine à délivrer des diplômes. Des profs vaguement « instruits » débitent de manière autoritaire leurs cours à des étudiants dociles qui attendent leurs bonnes notes pour passer leurs petits concours… Tout cela est pathétique et révoltant. Voilà le fond de ma pensée ! Pas étonnant après ça que Sarkozy et consorts veuillent mettre un magistral coup de pied dans la fourmilière déclinante et nullissime. Et jusqu’à preuve du contraire, c’est quand même aux professeurs qui y font carrière, de dynamiser un peu le tout ! D’ailleurs, on a vu de quoi ils étaient capables, cette année, pour  défendre leur chère Université : de RIEN.
Aujourd’hui, l’ Université n’offre plus que l’ordre mais pas le savoir. Et désolé, mais c’est l’inverse qui devrait se passer, n’en déplaise à certains. Quant à l’idéal de perfection, merci pour le conseil, mais j’avais déjà repéré qu’un idéal , par définition, ne peut être atteint. Cela étant, il me semble bon de le conserver comme horizon et non pas de le fouler aux pieds parce qu’on aime le désordre et mai 68 ou plus largement parce qu’on aime le RIEN. (eh oui, désabusé peut-être, mais pas nihiliste !)
Concernant le communisme, je conseille tout simplement la relecture de mon post car il a été trop vite lu et mal compris (je commence à avoir l’habitude). En aucun cas je n’ai dit que le communisme était « un soliloque égoïste » mais bien plutôt le contraire. C’est parce qu’il n’est pas soliloque égoïste qu’il reste, à mon sens, une utopie. Quand il « s’actualise », quand il tente d’être concret justement, il bascule tout de suite dans l’autoritarisme, pour ne pas dire dans  le totalitarisme. ( cf l’épisode soviétique)
L’Histoire a démontré à maintes reprises que c’est toujours cette pensée et ce système qui priment sur tous les autres. Pour ceux qui ne me croiraient pas, j’ai quelques lectures à conseiller. Si c’est un homme me semble être un bon début. Et pour les plus courageux, évidemment, il y a Hannah Arendt !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Youri kane,  sache que je préfère nettement le mot de « conscient », voire de « lucide » ou encore de « désespéré »  à celui de « désabusé » mais passons, car après tout, l’adjectif désabusé caractérise quelqu’un qui a perdu ses illusions, et je ne vois pas cela comme quelque chose de nécessairement négatif, au contraire ! Cela me paraît être un processus logique également, presque naturel en France en 2009 ! A ce propos, je suis tombé récemment sur un morceau d’entrevue d’Eugène Ionesco avec un journaliste auquel l’écrivain expliquait qu’il ne faisait que des cauchemars parce que le monde est cauchemardesque… Si vous voyez l’allusion !<br />
Là où je m’insurge en revanche, c’est quand Michel me traite de « geek » ou de « troll ». D’abord, nous n’avons pas élevé le bétail ensemble, ensuite, ce sont des inepties. Peut-être que Michel pourrait demander un dictionnaire petit Larousse illustré pour classe de 6ème à Noël ! Enfin, si je suis un troll, Michel est un gnome. Voilà, je me mets à sa « hauteur » (toute petite).<br />
Finalement, j’ai envie d’ajouter que cela fait 5 ans que je suis  des cursus au sein de différentes universités et que contrairement à d’autres qui n’y ont jamais mis les pieds, je sais de quoi je parle.<br />
Quand j’affirme qu’il ne s’y passe rien, cela me désole et c’est légitime. L’université n’est qu’une usine à délivrer des diplômes. Des profs vaguement « instruits » débitent de manière autoritaire leurs cours à des étudiants dociles qui attendent leurs bonnes notes pour passer leurs petits concours… Tout cela est pathétique et révoltant. Voilà le fond de ma pensée ! Pas étonnant après ça que Sarkozy et consorts veuillent mettre un magistral coup de pied dans la fourmilière déclinante et nullissime. Et jusqu’à preuve du contraire, c’est quand même aux professeurs qui y font carrière, de dynamiser un peu le tout ! D’ailleurs, on a vu de quoi ils étaient capables, cette année, pour  défendre leur chère Université : de RIEN.<br />
Aujourd’hui, l’ Université n’offre plus que l’ordre mais pas le savoir. Et désolé, mais c’est l’inverse qui devrait se passer, n’en déplaise à certains. Quant à l’idéal de perfection, merci pour le conseil, mais j’avais déjà repéré qu’un idéal , par définition, ne peut être atteint. Cela étant, il me semble bon de le conserver comme horizon et non pas de le fouler aux pieds parce qu’on aime le désordre et mai 68 ou plus largement parce qu’on aime le RIEN. (eh oui, désabusé peut-être, mais pas nihiliste !)<br />
Concernant le communisme, je conseille tout simplement la relecture de mon post car il a été trop vite lu et mal compris (je commence à avoir l’habitude). En aucun cas je n’ai dit que le communisme était « un soliloque égoïste » mais bien plutôt le contraire. C’est parce qu’il n’est pas soliloque égoïste qu’il reste, à mon sens, une utopie. Quand il « s’actualise », quand il tente d’être concret justement, il bascule tout de suite dans l’autoritarisme, pour ne pas dire dans  le totalitarisme. ( cf l’épisode soviétique)<br />
L’Histoire a démontré à maintes reprises que c’est toujours cette pensée et ce système qui priment sur tous les autres. Pour ceux qui ne me croiraient pas, j’ai quelques lectures à conseiller. Si c’est un homme me semble être un bon début. Et pour les plus courageux, évidemment, il y a Hannah Arendt !</p>
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	</item>
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		<title>Par : youri</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-771</link>
		<dc:creator>youri</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 14:15:38 +0000</pubDate>
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		<description>Michel, j&#039;aurais du mal à savoir si Julien est un geek ou un troll, dans la mesure où je cerne de manière très floue le sens que tu donnes à ces mots. Mais pour le connaître un tout petit peu, il me semble qu&#039;aucun de ces concepts ne s&#039;applique à sa personne.
Je le crois plutôt désabusé, et ça a pas l&#039;air de dater d&#039;hier, si je ne me trompe, n&#039;est pas pas ? Du coup, tout semble un peu regardé avec une déception préalable. Autant dire que peu de choses resistent à ce regard. Forcément, quand ça s&#039;attaque à l&#039;Université, celle ci peut difficilement résister. En même temps, j&#039;aurais envie de répondre ça : l&#039;université n&#039;est décevante que si on vient y chercher ce qu&#039;elle ne peut pas offrir : le savoir, et l&#039;ordre. A l&#039;opposé de cela, elle me semble devoir être le lieu de la recherche commune. En d&#039;autres termes, dans les universités, il ne se passe que ce qu&#039;on y fait, rien de plus. Alors, quand il ne s&#039;y passe rien, on sait à qui s&#039;en prendre. Plus largement, on peut tout regarder depuis le bout à l&#039;avance insatisfait de sa lorgnette. Exemple ? L&#039;idéal de perfection s&#039;effondre nécessairement chez ceux qui ne visent que la perfection, et sont dès lors perpétuellement déçus de ne jamais la saisir, parce qu&#039;ils n&#039;ont décidément toujours pas compris que les idéaux sont toujours hors de portée. idem pour les déçus du communisme : seuls sont déçus ceux qui y ont vu un idéal, alors qu&#039;il ne s&#039;agit de rien d&#039;autre qu&#039;un projet matérialiste, concret, quelque chose à faire. Autant dire que, du coup, je suis en désaccord sur le discours communiste considéré comme soliloque égoïste, dans la mesure où, au contraire, c&#039;est nécessairement un discours commun, donc un dialogue. Il me semble que c&#039;est au contraire le capitalisme qui, répétant sans cesse &quot;moi je&quot;, s&#039;apparente à un bavardage autocentré sans fin, car diffusé en boucle.
Alors, maintenant, on a une bonne raison de se méfier de Lacan, parce que précisément, sa parole est définitive, et n&#039;ouvre à aucune quête commune. On peut seulement être son disciple éternellement fidèle, donc mauvais.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Michel, j&#8217;aurais du mal à savoir si Julien est un geek ou un troll, dans la mesure où je cerne de manière très floue le sens que tu donnes à ces mots. Mais pour le connaître un tout petit peu, il me semble qu&#8217;aucun de ces concepts ne s&#8217;applique à sa personne.<br />
Je le crois plutôt désabusé, et ça a pas l&#8217;air de dater d&#8217;hier, si je ne me trompe, n&#8217;est pas pas ? Du coup, tout semble un peu regardé avec une déception préalable. Autant dire que peu de choses resistent à ce regard. Forcément, quand ça s&#8217;attaque à l&#8217;Université, celle ci peut difficilement résister. En même temps, j&#8217;aurais envie de répondre ça : l&#8217;université n&#8217;est décevante que si on vient y chercher ce qu&#8217;elle ne peut pas offrir : le savoir, et l&#8217;ordre. A l&#8217;opposé de cela, elle me semble devoir être le lieu de la recherche commune. En d&#8217;autres termes, dans les universités, il ne se passe que ce qu&#8217;on y fait, rien de plus. Alors, quand il ne s&#8217;y passe rien, on sait à qui s&#8217;en prendre. Plus largement, on peut tout regarder depuis le bout à l&#8217;avance insatisfait de sa lorgnette. Exemple ? L&#8217;idéal de perfection s&#8217;effondre nécessairement chez ceux qui ne visent que la perfection, et sont dès lors perpétuellement déçus de ne jamais la saisir, parce qu&#8217;ils n&#8217;ont décidément toujours pas compris que les idéaux sont toujours hors de portée. idem pour les déçus du communisme : seuls sont déçus ceux qui y ont vu un idéal, alors qu&#8217;il ne s&#8217;agit de rien d&#8217;autre qu&#8217;un projet matérialiste, concret, quelque chose à faire. Autant dire que, du coup, je suis en désaccord sur le discours communiste considéré comme soliloque égoïste, dans la mesure où, au contraire, c&#8217;est nécessairement un discours commun, donc un dialogue. Il me semble que c&#8217;est au contraire le capitalisme qui, répétant sans cesse &laquo;&nbsp;moi je&nbsp;&raquo;, s&#8217;apparente à un bavardage autocentré sans fin, car diffusé en boucle.<br />
Alors, maintenant, on a une bonne raison de se méfier de Lacan, parce que précisément, sa parole est définitive, et n&#8217;ouvre à aucune quête commune. On peut seulement être son disciple éternellement fidèle, donc mauvais.</p>
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		<title>Par : Michel</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-770</link>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 08:08:50 +0000</pubDate>
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		<description>Zut ! Pas ton geek, ton troll ! Suis fatigué même le matin, moi ! Enfin quand même c&#039;est la glouâre ! Un signe extérieur de reconnaissance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Zut ! Pas ton geek, ton troll ! Suis fatigué même le matin, moi ! Enfin quand même c&#8217;est la glouâre ! Un signe extérieur de reconnaissance.</p>
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		<title>Par : Michel</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-769</link>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 08:05:53 +0000</pubDate>
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		<description>Ca y est, jkrsb, tu as ton geek !</description>
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	</item>
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		<title>Par : Julien</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-768</link>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 23:20:55 +0000</pubDate>
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		<description>Rassure-toi, tu ne deviens pas &quot;un vieux con grincheux&quot;, tu es juste nostalgique de cette époque exotique et étrange que tu n&#039;as pas connue, tout comme moi, et tout comme un certain nombre d&#039;étudiants qui s&#039;ennuient fermement dans les universités françaises du XXIème siècle où il ne se passe rien et où, tragiquement, on ne sait plus parler français !
Merci pour ce document surréaliste; le brouhaha et la piètre qualité de l&#039;enregistrement le magnifient, le rendent presque magique, mythologique, ou en tout cas d&#039;un autre temps, celui d&#039;un siècle achevé qui semble s&#039;éloigner de plus en plus de nous, irrémédiablement.
Ce document est un voyage effectué à rebours et vers nulle part, une quête pathétique qui porte en elle l&#039;effondrement de notre idéal de perfection, de notre mort aussi. Le dialogue est une illusion. Le communisme en est une autre. Seul le verbe autoritaire peut exister. Seule la parole égoïste est féconde : Et Dieu dit &quot;que la lumière soit !&quot;, et la lumière fut. Point d&#039;interlocuteur dans la création. Point d&#039;interlocuteur dans la destruction. Notre incompréhension vis-à-vis de Lacan est celle de l&#039;humanité toute entière vis-à-vis de sa condition, c&#039;est-à-dire vis-à-vis d&#039;elle-même.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Rassure-toi, tu ne deviens pas &laquo;&nbsp;un vieux con grincheux&nbsp;&raquo;, tu es juste nostalgique de cette époque exotique et étrange que tu n&#8217;as pas connue, tout comme moi, et tout comme un certain nombre d&#8217;étudiants qui s&#8217;ennuient fermement dans les universités françaises du XXIème siècle où il ne se passe rien et où, tragiquement, on ne sait plus parler français !<br />
Merci pour ce document surréaliste; le brouhaha et la piètre qualité de l&#8217;enregistrement le magnifient, le rendent presque magique, mythologique, ou en tout cas d&#8217;un autre temps, celui d&#8217;un siècle achevé qui semble s&#8217;éloigner de plus en plus de nous, irrémédiablement.<br />
Ce document est un voyage effectué à rebours et vers nulle part, une quête pathétique qui porte en elle l&#8217;effondrement de notre idéal de perfection, de notre mort aussi. Le dialogue est une illusion. Le communisme en est une autre. Seul le verbe autoritaire peut exister. Seule la parole égoïste est féconde : Et Dieu dit &laquo;&nbsp;que la lumière soit !&nbsp;&raquo;, et la lumière fut. Point d&#8217;interlocuteur dans la création. Point d&#8217;interlocuteur dans la destruction. Notre incompréhension vis-à-vis de Lacan est celle de l&#8217;humanité toute entière vis-à-vis de sa condition, c&#8217;est-à-dire vis-à-vis d&#8217;elle-même.</p>
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		<title>Par : youri</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-767</link>
		<dc:creator>youri</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 22:47:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.ubris.fr/?p=816#comment-767</guid>
		<description>Oui, oui. Je ne vais clairement pas me battre pour Lacan. 1 - Je n&#039;y comprends pas grand chose (et je me méfie de tous ceux qui affirment le comprendre !), et 2 - Je ne suis pas sûr qu&#039;il y ait grand chose à y comprendre. Enfin, plus précisément, le coup de l&#039;inconscient structuré comme un langage, mouais... C&#039;est même pas que je sois pas convaincu, c&#039;est plutôt que c&#039;est extérieur à mon domaine de pensée. En revanche, je dois admettre qu&#039;il y a quelque chose, dans certains discours, qui ne parvient pas à me convaincre, mais qui me stimule.
Enfin, en tous cas, cette évocation de Lacan ne voulait pas être un hommage, juste un document sur une époque où on savait répondre. Et c&#039;est un art qui se perd, sans doute parce que, aussi, on ne sait plus écouter. (mon dieu, je deviens un vieux con grincheux !)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, oui. Je ne vais clairement pas me battre pour Lacan. 1 &#8211; Je n&#8217;y comprends pas grand chose (et je me méfie de tous ceux qui affirment le comprendre !), et 2 &#8211; Je ne suis pas sûr qu&#8217;il y ait grand chose à y comprendre. Enfin, plus précisément, le coup de l&#8217;inconscient structuré comme un langage, mouais&#8230; C&#8217;est même pas que je sois pas convaincu, c&#8217;est plutôt que c&#8217;est extérieur à mon domaine de pensée. En revanche, je dois admettre qu&#8217;il y a quelque chose, dans certains discours, qui ne parvient pas à me convaincre, mais qui me stimule.<br />
Enfin, en tous cas, cette évocation de Lacan ne voulait pas être un hommage, juste un document sur une époque où on savait répondre. Et c&#8217;est un art qui se perd, sans doute parce que, aussi, on ne sait plus écouter. (mon dieu, je deviens un vieux con grincheux !)</p>
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		<title>Par : Michel</title>
		<link>http://www.ubris.fr/2009/11/ce-a-quoi-vous-aspirez-comme-revolutionnaires-cest-a-un-maitre/#comment-766</link>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 19:45:11 +0000</pubDate>
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		<description>Ah non... Pas Lacan (profond désespoir...). L&#039;andidote immédiatement :
François George - L&#039;Effet &#039;yau de poêle de Lacan et des lacaniens (Hachette, 1980)
Je ne sais pas si c&#039;est encore disponible, mais c&#039;est une oeuvre de salut public !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ah non&#8230; Pas Lacan (profond désespoir&#8230;). L&#8217;andidote immédiatement :<br />
François George &#8211; L&#8217;Effet &#8216;yau de poêle de Lacan et des lacaniens (Hachette, 1980)<br />
Je ne sais pas si c&#8217;est encore disponible, mais c&#8217;est une oeuvre de salut public !</p>
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