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C’est quoi, la musique du futur ?

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Le double CD de la bande originale de la série Capitaine Flam (Captain Future, pour les puristes)Et si c’était le jazz, la musique du futur ?

Bon, évidemment, aujourd’hui, on a plutôt tendance à imaginer que la musique du futur, ça doit être un mélange de techno, de post-rock, d’ambient. Si on devait concevoir le groupe du futur, on y verrait assez facilement Brian Eno aux claviers, la rythmique de Godspeed you Black Emperor, une boite à rythme manipulée par Richard James in person. Allez, on pourra toujours ajouter à cela quelques parties vocales avec la voix de Tom Yorke samplée, avec des petites intonations de Cee-Lo pour le punch.

Ca, c’est une version possible du futur, mais qui n’est finalement que notre présent un peu accentué.

On va supposer qu’en fait, c’est le jazz qui constitue la vraie musique du futur. Je ne parle pas de demain, mais du futur comme on en parlait quand on imaginait l’an 2000 depuis les annees 70. Et pour appuyer cette idée saugrenue, je vais présenter deux indices :

Le premier est récent. Si vous avez suivi la dernière saison de la « nouvelle star », (allez allez, je sais que vous l’avez suivie !), vous avez peut être remarqué qu’un certain nombre de reprises étaient fortement marquées par un esprit jazz, et ce bien au delà des classiques reprises de titres tels que ceux que chantait Sinatra. Là, c’est par exemple « like a virgin » qui se faisait tailler un costard sur mesure façon Big Band (certes déjà confectionné pour le film « Moulin Rouge » auparavant). Et on ne parle pas du jazz de Michael Bublé là, mais d’un jazz complexe, aux charpentes destructurées, aux rythmes syncopés, aux accords suffisamment tordus pour qu’une technicienne comme Raphaelle s’y plante en beauté, et en direct. Bref, pas tout à fait du Harry Connick Junior, en somme. Il ne faut pas forcément voir comme un hasard le fait que André Manoukian fasse parti de ce jury en venant du monde du jazz, il ne faut pas voir non plus comme un hasard le fait que Manu Katché consacre une partie de son travail de batteur à ce style, il n’est donc pas étonnant de voir les candidats s’y adonner, et d’y prendre plaisir, même si a priori on pourrait penser qu’il s’agit là d’un style marqué du sceau du passé, impropre à séduire et à soulever les générations les plus jeunes de ce début de vingt et unième siècle.

Second indice, plus ancien, puisqu’il nous vient des années 80. Ceux qui étaient déjà dans ce monde, et qui étaient déjà en état de regarder ce que les vénérables japonais nous envoyaient via miss Dorothée sur le réseau hertzien pouvaient meubler leur après midi avec des Candy, certes (pour les filles), des Goldorak (pour les amateurs de Mécano), des Tour du monde en 80 jours. Mais bon, pour les adultes, enfin, les enfants et ados un peu hmmm… matures, qui aimaient bien se prendre la tête avec des cerveaux de grands savants conservés dans des mini soucoupes volantes, des équipiers qui changent de tête à volonté (sans être pour autant un Barbapapa, ne pas confondre !), des histoires tordues, et à vrai dire carrément incompréhensibles quand on les suivait au rythme d’un épisode par semaine (eh oui… Emule n’était pas encore là pour nous permettre de se voir toute une saison d’un coup, en japonais sous titré dans la nuit suivant la Capitaine Flam (captain Future pour les puristes)diffusion !), il y avait ce Capitaine, qui en France avait choisi un nom incendiaire : Flam. Mais en l’occurence, peu importent les personnages, le look du vaisseau spatial, les aventures tordues. Ce qui distingue cette série animée de toutes les autres (mise à part Cobra, dont on reparlera), c’est la bande originale. On aurait pu, comme pour toutes les productions de type « science fiction » de l’époque, tout appuyer sur les synthés et les « compositions » (hum…) des musclés. Mais non, les producteurs japonais ont décidé de demander à un compositeur de jazz, Yuji Ohno, de créer toute l’ambiance sonore de chaque épisode. Ne nous méprenons pas : le générique connu en France fut composé par Jean Jacques Debout, et n’a rien à voir avec les morceaux de Ohno. Mais souvenez vous (si vous en avez la mémoire), des ambiances sonores des épisodes du Capitaine Flam, et vous finirez par tomber d’accord avec moi :

Le jazz est bel et bien la musique du futur.

En écoute, donc, trois extraits de la bande originale de la série, qui existe sous la forme d’un double cd, reprenant les meilleurs morceaux composant la bande son des différentes saisons.

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