Qui veut des biscuits ?

In "CE QUI SE PASSE", MIND STORM, PROPAGANDA
Scroll this

Dans l’euphorie générale du retour de Sainte Ingrid, avant l’euphorie générale des prochains épisodes de son édifiante vie (après Martine Ingrid et le président de la république, Martine Ingrid dans le gros navion du président, Martine Ingrid dans le gros nélicoptère, Martine Ingrid chez le médecin, Martine Ingrid au restaurant avec son ami, et bientôt Martine Ingrid à Lourdes avec son ami le Pape (à ne manquer sous aucun prétexte), Martine Ingrid et Bachar Al-Hassad main dans la main pour le 14 juillet, Martine Ingrid réclame l’intégration de la Colombie dans l’Union Européenne, Martine Ingrid guérit les paralytiques), il ne fallait surtout pas se retenir de céder à l’euphorie personnelle qui semble parfois habiter le personnage, et qui n’est rien de plus que ce sentiment bien légitime qu’on peut avoir quand on entube tout le monde sans que personne ne s’en aperçoive, ou ne résiste.

Que celui qui n’a jamais fait un sale coup à qui que ce soit jette le premier pavé : si arnaquer une personne provoque déjà de la jouissance, on peut imaginer l’état des neurones de celui qui en berne 61 875 822 (ne soyons pas injustes, déduisons la poignée de bénéficiaires du paquet fiscal, qui doivent être agités des mêmes tics nerveux, et doivent bien rire aux blagues de leur meneur de revue, et déduisons le lui-même). Et voyant les réactions de ceux qui sont censés lui résister (comme, par exemple, les syndicats (bientôt, leur rôle de résistance sera de l’ordre de la mémoire des plus âgés d’entre nous, dont on se dira qu’ils gagatent plus ou moins, qu’ils racontent des légendes comme si ils les prenaient pour vraies, ou comme par exemple le peuple lui même qui participe activement à l’invisibilité des grèves, par contrainte économique, certes, mais aussi par un manque singulier de tout esprit de lutte), voyant ses opposants donc, il aurait vraiment tort de se priver.

Pour autant, on peut comprendre sans accepter, et sans participer. On peut aussi voir les ressorts d’un certain humour sans pour autant rire. Pour ne pas tomber dans le désespoir, la honte de devoir subir un président comique troupier, la rage de se voir insulter ainsi par celui qui est censé nous représenter tous, mieux vaut choisir son propre humour.

Et les choses étant ce qu’elles sont, autant se retourner vers des connaisseurs, en matière d' »arrangements », mais autrement plus stylés. Pour le coup, on dirait qu’une conversation de cuisine peut tout à fait être prophétique. Et la formule « Les cons, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît » me semble bien valoir des pages et des pages d’explications complexes de Bernard Stiegler sur la vergogne(et pourtant, 1 – c’est bien de vergogne qu’il s’agit, et 2 – j’ai tendance à apprécier Stiegler, mais il manque d’un certain sens du combat : il a oublié ce que les russes ont compris quand ils ont conçu le AK47 : une arme doit être populaire et d’usage facile. Les répliques d’Audiard sont juste des Kalachnikov qu’un enfant pourrait saisir et manier avec précision (ce qui arrive parfois de par le monde, signe que nous avons certes des raisons de nous plaindre, mais que nous ne sommes pas encore au fond du trou (ce qui ne signifie pas qu’on n’y aille pas); pour le moment, on se contentera d’armes verbales, et de biscuits)).

4 Comments

  1. Il la paie sa cotis’ au SNES le jkrsb ? Et il aide efficacement ses camarades de l’Ecole émancipée ?

  2. Surtout qu’en plus, 66 % du montant de la cotisation syndicale sont défalqués du montant des impôts. Mais voilà, le jkrsb, il n’a pas envie de se trouver quelque chose en commun avec les gens du SNES… Tant qu’on reste aux généralités ça va ; passer à la pratique c’est plus udr…

Submit a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *