Ca sent pas bon tout ça.

In "CE QUI SE PASSE", MIND STORM, PROPAGANDA
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On va faire court (je fais plein d’heures sup’ pour gagner plus, et je manque de temps pour rédiger, et comme j’ai du mal à faire court, du coup je fais pas du tout ces jours ci) :

Ce soir, Christine Lagarde manipule la métaphore médicale : les circuits financiers sont en thrombose ces jours ci, paraît il (en d’autres termes, pas de panique, il y a toujours du fric, c’est juste qu’il est un peu bloqué par la crispation (hein ? quoi ? il y a du fric finalement ?)). Une thrombose, c’est un peu la constipation des veines finalement. On saisit bien pourquoi elle n’a pas choisi la métaphore intestinale, mais on aurait tous mieux compris.

Ca aurait au moins permis de mieux voir ce que ces gens là considèrent comme la santé économique : ce que veut Christine Lagarde, c’est que l’argent circule de nouveau à flots.

L’idéal économique, c’est une bonne grosse chiasse quoi.

12 Comments

  1. Personne n’ignore, en effet, que c’est là la seule source du bonheur 🙂

    Des heures sup ? Il y a eu des départs de professeurs (non remplacés), plus d’élèves, plus de « gestion » à faire ? (pardonne moi de ne pas connaître la réponse, je ne suis, quant à l’enseignement, plus du tout à la page ! Je me rappelle cependant que, selon les changements de l’an passé, vous alliez vous voir attribuer automatiquement des heures en plus grand nombre, c’est bien ça ?)

    Comment allez vous Michel ? (c’est sympa de vouloir prendre de mes nouvelles !) 🙂

  2. Hmmm… je ne sais pas trop comment résumer la situation, parce que c’est un peu le bordel. Mais en gros, notre établissement n’a pas perdu de postes. Sur le coup, on a vu ça comme une bonne nouvelle, et certains se sont étonnés du fait que les « bons » établissements perdaient plus de moyens que nous. Maintenant, on sait ce qui se passe : avec les assouplissements de carte scolaire, les lycées d’élite ont pu profiter de leur baisse d’effectifs en profs pour limiter aussi leurs inscription. Bilan, maintenant, en ZEP, on trouve des élèves de Neuilly qui ne sont plus accueillis par leur lycée d’origine, pour la simple raison qu’ils sont trop faibles pour être acceptés. Bilan, nos rares bons élèves vont à Neuilly, et Neuilly nous envoie ses indésirables. Autant dire que l’ambiance au lycée n’y gagne pas du tout ! D’autre part, mes collègues sont en temps partiel, et c’est donc sur moi que tombent toutes les heures sup. Financièrement, ça fait quelques bouquins en plus, mais en nombre de copies, comme ça rajoute deux classes, c’est vraiment conséquent et le temps libre en souffre pas mal !

    D’autre part, politiquement, il est acquis qu’on ne réévaluera pas ce qu’on gagne par heure. Dès lors, comme pour beaucoup ce salaire de prof est insuffisant, il va falloir tous accepter les heures sup’ déguisées que sont les cours de rattrage, qu’ils soient le soir ou pendant les vacances. Celles ci ne seront dès lors plus de véritables congés payés puisque ceux qui les prendront gagneront nécessairement moins que ceux qui travailleront pendant ce temps. Enfin, de toutes façons, on peut pronostiquer la fin de la notion même de congés payés pour les mois ou années qui viennent, la crise aidant…

    Voila en gros les nouvelles du front ! 😀

  3. Excuse moi de répondre si tardivement, mais je n’arrive pas à en revenir, quelle situation navrante… C’est vraiment ce qu’on appelle l’apartheid scolaire !

  4. Ah ben je ne savais même pas que cette expression existait. Je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’apartheid : quand des élèves ne sont plus pris à Neuilly et doivent s’exiler scolairement dans d’autres villes moins reluisantes de la ceinture parisienne, c’est pas parce qu’ils ne sont pas blancs, mais juste parce qu’ils offrent à ces établissements moins de garanties de réussite, rien de plus. Mais ces élèves bien blancs qui sont touchés sont en même temps des bombes à retardement, parce qu’ils sont envoyés dans des établissements où ils vont ajouter encore une couche de difficulté supplémentaire, et ils vont à leur tour contribuer à en faire baisser les résultats, ce qui permettra dans quelques années à un ministre de venir dire que décidément, vous voyez ? On envoie des beaux élèves venant de Neuilly (c’est dire !) dans les lycées de Zep, et ceux ci réussissent l’exploit de voir leurs résultats encore se dégrader !! Vraiment… si ça ne vient pas des profs, on se demande d’où ça vient ! (Payons les moins ! (CQFD)).
    Cette discrimination concerne donc des élèves qui sont globalement là où il est plus difficile d’enseigner, pas parce que les élèves sont plus difficile à tenir, mais parce qu’ils ont des lacunes. On va les mettre ensemble, en se disant qu’au moins ils ne gèneront plus les autres. Ainsi, les meilleurs n’apporteront plus dans leur classe leur talent, et l’école publique perdra aussi cet intérêt de permettre un brassage véritable, qui ne peut pas se contenter d’être uniquement ethnique. Il est nécessaire que les qualités, elles aussi, soient brassées.

    Finalement, c’est un partage plus net qui se vérouille peu à peu : ceux qui dirigeront d’un côté, et ceux qui seront dirigés de l’autre, et on les sépare le plus tôt possible, pour qu’ils ne se connaissent pas, n’aient pas de souvenirs communs. Au moins on est sûrs qu’à l’avenir, le « dialogue social » sera considéré comme un concept relevant de la mythologie.

    Par contre, ce qui n’est pas encore prévu, c’est le moyen de rendre tout ce ptit monde délaissé docile. Mais peut être veut on que les classes inférieures continuent de constituer un danger. Celui ci est politiquement payant et permet de mettre les classes moyennes sous pression en faisant d’elles des proies faciles pour la classe supérieure, et une proie tentante pour les plus pauvres. Ca devrait les motiver à voter « correctement » !

  5. Oui ! J’aurais dû préciser immédiatement ce que j’entendais par cette expression: lorsque je l’ai employée, je n’avais pas en tête l’idée de ségrégation ethnique, mais bien celle d’une barrière de plus en plus étanche, d’une cloison, instaurée entre les meilleurs élèves, et les moins bons.

    Ce qui me laisse pantois, c’est cette fracture qui ne laisse pas de s’aggrandir chaque jour davantage (avec l’assouplissement de la carte scolaire…), alors qu’il serait précisément profitable que « les qualités soient brassées », qu’il y ait une réelle mixité des niveaux scolaires, pour que ceux qui ont le plus de lacunes puissent plus aisément rattraper leur retard.

    Mais comment convaincre les parents d’élèves d’arrêter de fuir les ZEP (ceux qui le peuvent), quand ils ont conscience que, de les y laisser, c’est diminuer les chances de réussite scolaire de leurs enfants ? C’est pernicieux, parce que c’est précisément parce qu’ils les fuient que les chances d’échec scolaire en ZEP, regroupant des élèves en plus ou moins grande difficulté, mais en difficulté quand même (d’ailleurs, dès qu’il en est un qui l’est plus, il s’en va rejoindre ses homologues à Neuilly), sont plus importantes.

    Et c’est bien sûr encore les zep qui seront accusées. Je suis d’accord avec toi en tout, mais j’ai, sur la suite, quelques réserves.
    A te lire, il s’agit là pour toi d’une politique sciemment menée, mais en coulisse, par quelques éminences grises. J’ai l’impression de me retrouver en pleine théorie de la conspiration et de la domination, de même que dans une vision très marxiste, voir surtout école de Francfort, de la société et de ses membres.

    C’est là que j’émets des doutes: je ne suis pas sûr qu’on puisse inférer de ce qui se passe l’existence d’une main invisible qui chercherait subrepticement à se rendre maîtresse des consciences, des destinées et des individus, un petit groupe d’hommes aux intérêts bien compris, particulièrement « puissants » et suffisamment bien placés (une classe pour soi en somme) pour arriver à définir et à imposer, sans que jamais cela ne soit conscientiser par la masse, des « règles pour le parc humain » (il faut que je lise absolument cet opuscule !).

    J’avoue être séduit par cette idée (j’aime énormément Bourdieu par exemple), mais j’ose éspérer que les choses ne sont pas en réalité toujours aussi simples, ou tout au moins toujours aussi « déterminées ».

  6. Bien-sûr, je ne nie pas l’existence de groupes d’intérêt, j’en nie juste l’empire et la toute-puissance !

  7. Bon, ça me rassure, je ne suis pas le seul à me soupçonner moi même de commencer à être un peu parano. (d’un autre côté, j’aime vraiment bien cette formule qui dit que « ce n’est pas parce qu’on est paranoïaque que personne ne nous veut du mal » :)).

    Mais

    tout d’abord, ces mécanismes par lesquels on met des couches sociales en concurrence sont connus. Il y a pas mal de littérature et d’études sur cette question, et je dirais que si au départ c’est un phénomène qui a lieu de manière peut être involontaire, maintenant qu’il est connu, on peut se dire qu’il est déclenché en parfaite connaissance de causes. Et la mise sous pression de la classe moyenne est aujourd’hui un levier tellement puissant politiquement qu’on voit mal comment les hommes politiques de droite pourraient résister à l’envie d’en jouer. On retrouve ça bien décrit dans le puissant « Pourquoi les pauvres votent à droite ? ». On trouve ça aussi chez Eribon (D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française), ou même encore, traité de manière plus littéraire chez William T. Vollmann (Pourquoi vous êtes pauvres ?), qui est peut être une des choses les plus prenantes, éclairantes, littéraires aussi que j’aie lue ces dernières années.

    Comment peut on installer cela sans que personne ne s’en aperçoive ? je crois qu’on peut faire pas mal de choses sans que personne ne s’en aperçoive : il suffit de dire que c’est nécessaire, qu’il n’y a pas le choix, qu’une force supérieure nous y contraint. Le discours actuel sur la croissance, par exemple, s’appuie sur les mêmes mécanismes que celui qu’on tenait auparavant sur les dieux (on lui fait des sacrifices, on fait des prédictions à son sujet, on considère qu’elle sera, ou pas au « rendez vous », on refuse de nier son existence en jouant avec les mots (« croissance négative », c’est plutôt pas mal, dans le genre), etc.). D’autre part, en faisant peur, on s’autorise aussi pas mal de choses puisqu’on crée une certaine tendance à l’acceptation. Et la classe moyenne est dans un stress permanent, maintenu à coups de confrontations avec les classes qui l’encadrent. Ce qui importe, c’est que les gens aient quelque chose à perdre (et en gros, dès que tout le monde a un crédit sur le dos, tout le monde a vraiment GROS à perdre. D’ailleurs, on le voit bien, finalement, ce qu’il faut VRAIMENT sauver, c’est l’aptitude à contracter des crédits : c’est là que la crise commence, c’est là aussi où on déclare qu’elle s’achève. On voit bien que nos gouvernements sont suffisamment indifférents envers la souffrance humaine pour que, quand on sauve aussi radicalement le crédit, ce soit pour d’autres raisons que le bien être de la population). Enfin, on le voit, de ces processus, un certain nombre de personnes tirent des avantages substanciels. Et on voit aussi que ces avantages sont considérés comme non négociables. Si, comme ces derniers temps, ils sont remis en question par les circonstances, c’est finalement l’humanité entière qui est prise en otage :

    car finalement, on a bien compris ce qu’on avait à perdre collectivement dans une brusque chute des cours de la bourse. Très vite, les investisseurs nous ont fait le scenario qui nous pendait au nez si on n’acceptait pas de leur promettre des sommes d’argent qui vont interdire définitivement à nos enfants d’avoir de quelconques projets. Mais personne ne nous dit ce qu’on a à gagner dans une bourse qui se reprend, parce qu’en fait, on y gagne fort peu, (ou en tous cas, ce qu’on y gagne n’est pas du tout équivalent à ce qu’y gagnent les puissants d’entre nous, ni à ce qu’y perdent les plus faibles en cas de krach. Et là, curieusement, il n’y a personne (ou peu de monde, et avec des voix inaudibles) pour dénoncer la prise d’otage, qui est pourtant une expression vite utilisée dès qu’une grève a lieu, (là aussi, ceux qui utilisent au bon moment ce genre de vocabulaire savent ce qu’ils font, et quand ils ne l’utilisent plus, ils savent, aussi, ce qu’ils font).

    Finalement, quand on croit que tout le monde nous en veut, on est effectivement paranoïaque. Mais il me semble qu’il y a un faisceau de présomptions qui permet de soupçonner que quelques uns parmi les humaine ont avantage à installer un certain type de politique, et qu’ils feront tout, vraiment tout pour cela. Et je ne crois pas que la France soit particulièrement protégée de ces dangers là. Là aussi, à force, on discerne quand même des projets, des orientations qui servent les uns et desservent les autre. Juste un exemple : l’abandon de la carte scolaire permet de rendre très présente, dans la tête des parents, la menace des Zeps et des banlieus « chaudes » : si auparavant, c’etait une sorte de monde parallèle qui ne concernait pas les beaux quartiers, maintenant, ça devient un lieu où les enfants des classes moyennes peuvent se retrouver si jamais ils ne se soumettent pas aux règles des meilleurs. Ca a évidemment une influence sur l’esprit des parents, chez qui une nouvelle peur va s’installer, de manière très domestique : c’est comme si la banlieue entrait chez eux, et beaucoup de choses tournent autour de cette peur de l’entrée dans la sphère intime. Et je crois qu’on verra de plus en plus ça, à l’avenir, et je pense vraiment que ces gens là ont lu les livres qui démontent ces mécaniques, et qu’ils utilisent de manière finalement assez habile ces processus (maintenant, effectivement, comme tout principe social, il fonctionne moins bien s’il est connu. Mais la télé relaie t elle ce genre de choses ? Et qui lit ? Voila… je crois qu’on a des éléments de réponse… :))

    je crois que j’ai ouvert plus de parenthèses que je n’en ai fermé, c’est sans doute qu’il y a, quand même plus de questions que de réponses, et à vrai dire, je me méfie encore plus de ce que je pense de ces gens là que de ces gens là. Mais je me méfie aussi de la nécessité qu’on met toujours en avant de nous méfier de nos propres méfiances, à force, ça permet quand même à certains de faire les innocents.

  8. Bon, je viens de passer la commande de « Pourquoi êtes vous pauvres ? » qui, s’il a sut t’éclairer, m’apprendra sûrement beaucoup de choses 🙂

    Encore une fois, je ne nie pas l’existence de groupes d’intérêt, particulièrement prêts à tout pour conserver leurs avantages, quitte à se foutre pas mal de ce qu’il advient, à cet effet, du reste du monde.
    Mais j’ai du mal à me résoudre à l’idée que nous ne pouvons être que les jouets de ces gens là: je me dis que la sphère publique n’est pas qu’un instrument d’asservissement des populations, au seul service des puissants, qu’il s’y agite aussi des tendances frondeuses, des courants de contre-pouvoir, et que l’ordre en place n’est jamais tant le produit d’une « idéologie », au sens de Marx, que le produit momentané d’une hégémonie sans cesse remise en question.

    Le pouvoir, précisait Foucault, « ne se possède pas, il s’exerce », il doit constamment être actualisé, parce qu’il est faillible et ne va pas de soi. Peut être suffira-t-il d’une prise de conscience, ces « puissants » ne sont rien sans nous, et peut être est-ce aussi parce qu’ils le savent qu’ils travaillent à nous duper, à nous faire accroire que… par exemple, leur « religion » est la seule.

    En tout cas, je crois que, même si nous avons tous quelque chose à perdre, si le partage des richesses est par trop inégal, si inégalités et injustices deviennent notre pain quotidien, il viendra bien un moment où on ira quand même foutre le feu à nos gouvernements, à nos bourses, à tous ceux que nous tiendrons pour responsables (d’abord, peut être, nous mêmes) d’avoir laisser la situation s’aggraver.

    Jusqu’à quand peut on « chosifier » et manipuler la « classe moyenne », l’effrayer, la lénifier, ça, je me le demande.

  9. je dirais : jusqu’au moment où elle n’aura plus grand chose à perdre (le moment va devenir d’ailleurs intéressant, parce que là, elle avait au moins à perdre son espoir de voir un jour son pouvoir d’achat augmenter (si c’est pas vivre doublement à crédit, ça…), et il semblerait que cet espoir s’éloigne à grands pas, et beaucoup ne vont plus avoir grand chose à perdre.
    En d’autres termes, jusu’à ce qu’elle arrête de se dire devant le peu qu’elle a sauvé « c’est déjà ça », et qu’elle voit qu’elle a déjà perdu l’essentiel.

  10. Mais, en fait, je ne pense pas non plus qu’il y ait, de manière massive, un complot très conscient. Par contre, il est possible que l’addition d’intérêts particuliers de quelques uns, si ces quelques uns disposent d’un pouvoir important, et si une multitude désire participer à ce pouvoir, finisse par constituer un ordre qui s’installe de manière durable et efficace. Parce que si finalement une très nette majorité d’hommes en souffrent, beaucoup croient encore que cet ordre là peut leur permettre un jour de ne plus souffrir en faisant partie des heureux élus, (qu’on appelle « happy few », d’ailleurs). Il faudra sans doute éteindre cet espoir avant qu’un changement significatif ait lieu.

  11. De toute manière, nombreux sont les plafonds de verre qui nous empêchent de nous réaliser comme nous le voudrions, la « méritocratie », c’est du pipi de chat quand on songe qu’avant d’avoir une chance de devenir « méritant », il faut avoir eu l’heur d’être bien né et bien entouré.
    Mais, apparemment, quel que soit le peu d’attribut que le hasard nous ait fourni, tant que l’on se miroite des lendemains meilleurs, tout vas très bien.

    Et, comme je ne crois pas qu’on puisse un jour sortir par le haut de ces problèmes de justice sociale, comme je ne crois pas vraiment, à moins d’en avoir unanimement la volonté, qu’on puisse un jour aboutir à une réelle « démocratisation de la démocratie » (J.-J. Rousseau n’avait-il pas raison d’affirmer que, « à prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie et il n’en existera jamais » ?), je me demande si « tout changement significatif » ne sera pas à terme voué au moins à un demi-échec, reproduisant, à priori inintentionnellement, un ordre finalement discriminant.

    Ou alors il faudrait que nous changions tous nos priorités… quand celles-ci, je veux dire, ne sont tournées que vers nos propres carrières !

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