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Cramponnons-nous

C’est presque les vacances.

Les gens pourraient en profiter pour acheter des livres, se rendre dans des conférences publiques, aller dans des salles de concert, des cinémas d’art et essais, des expositions ou de théâtres. Ils pourraient s’allonger dans l’herbe, sous les arbres et commencer à méditer; ils pourraient même se dire qu’après tout, on est bien mieux ainsi qu’à trainer dans les centres commerciaux à la recherche d’un nouvel objet trop génial auquel on confiera le soin de jouer les témoins de réussite de vie.

Angoisse.

Si le boulot ne nous lobotomise pas, il faut que quelque chose d’autre prenne le relai. Un ballon rond, des types en short qui courent après, ça fait léger comme pitch mais l’expérience montre qu’en fait, ça marche. Pas la peine d’en faire plus, la formule remporte l’adhésion populaire et on n’en demande manifestement pas plus (les scénaristes de séries devraiement s’en inspirer, d’ailleurs).

Alors, évidemment, si on marche pas dans la combine, on va vite se retrouver du mauvais côté du manche, et dans le monde des spectateurs comme sur le terrain, mieux vaut ne pas faire partie des vaincus, des loosers. Néanmoins, pour ceux que le foot touche peu, pour ceux que la perspective de voir les bleus se prendre une méchante défaite, mais qui n’aimeraient pas davantage voir gagner aucun des autres pays autorisées à venir se mesurer les unes aux autres, voici une célèbre séquence de Pierre Desproges, qui semble avoir trouvé les mots pour dire cette indifférence.

C’est tiré des Chroniques de la haine ordinaire.

Et c’est e xa cte ment ça :

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