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Hautes résolutions

Le 1er janvier 1968, sur Europe 1, Jacques Brel prononçait quelques voeux pour cette année qui commençait à peine, dont on ne savait pas encore qu’elle serait de celles qui font date. Que ces voeux aient été réalisés, ne serait-ce qu’un instant, qu’ils aient été allumés comme une 11957-jacques-brel-with-his-airplaneétincelle, puis aussitôt éteints par les pyromanes pompiers n’enlève rien au désir dont on peut être animé, parfois, de retrouver sous les cendres quelques braises, qu’on pourrait attiser de nouveau.

S’il s’agissait d’être simplement réaliste, la volonté serait inutile, puisque le réel nous met devant le fait accompli. On peut donc encore se permettre de demander l’impossible. On sait juste qu’on ne peut pas l’exiger de qui que ce soit d’autre, que soi-même.

Ce qui suit est un programme qu’on mettra en oeuvre quand on arrêtera de le souhaiter.

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

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