Ligne de mire

In D'AUTRES MONDES, LES AFFAIRES CLASSEES DE L'INSPECTEUR HARRY, MIND STORM
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mireMe faisant à l’idée de parler tout seul, et m’habituant à percevoir les échos de ma propre voix se réverbérant sur les parois de la cellule désormais presque vide (je dis « presque », parce qu’une étude attentive des IP se connectant sur ces pages montrerait qu’en réalité, certains pointent leur nez, mais tournent aussitôt les talons, vérifiant juste que non, décidément non, il ne se passe rien (et on mesure, d’ailleurs, à quel point nous sommes mûrs pour les dispositifs hadopi, loppsi et désormais Apsa, quand on imagine que certains pensent qu’on peut venir comme ça, sur un site, sur la pointe des pieds, et que sous prétexte qu’on n’y laisse pas de commentaire, on n’y a pas laissé mille traces de son passage ! (mais bon, je ricane, je ricane, mais en realité, je suis aussi reconnaissant de ces visites, et si je scrute les IP, c’est bien parce que toutes les visites ne se valent pas, et que j’en guête certaines plus que d’autres))), je dois reconnaître que je n’alimente pas beaucoup cette page ces derniers temps.

C’est tout simplement que l’Etat, qui est mon patron, semble avoir décidé que l’argent qu’il mise sur ses employés serait bien plus rentable s’il leur donnait plein de nouvelles choses à faire, les convoquait pour des réunions à n’en plus finir et les remerciait en leur donnant de nouvelles responsabilités. Pourquoi pas. En même temps, s’il y a tant de boulot à abattre, pourquoi vouloir à ce point diminuer notre nombre ? Eh bien, l’avantage de ce nouveau mode de management, c’est que le personnel n’a même plus le temps de se poser la question !!

Toujours est il que les articles se font rares. C’est dommage, j’ai des choses à partager, mais il faudra patienter un peu.

En attendant, je vous propose, tel des X-Or, des Spectroman ou Sankukai en goguette, de vous égarer dans l’outre monde, puisque j’y ai mis en ligne des articles certes moins audacieux que ceux que je peux me permettre de proposer ici, mais qui trouveront peut être néanmoins leur public (à y réflechir, ce n’est pas innocent, ce second effet kiss cool de la surcharge de travail : ça oblige à prioriser, et ce qu’on met en tête des priorités, c’est justement ce qu’il y a de plus sage. Et après ça, on dira que le travail n’est pas un moyen de contenir la population ?… Tsssss…

Au programme ce mois ci :

– la liste d’achats du rayon philo du cdi de mon lycée (ce qui, je le reconnais, n’intéressera pas grand monde)

– plein de réflexions à propos du travail, dont un texte de Kant sur la nécessité de mettre les enfants au travail (oui oui), et une question cruciale, que tout le monde se pose dès qu’il franchit la porte de son lieu d’emploi : « En quoi réside pour l’homme la nécessité de travailler ? ». Et puis pour ceux qui préfèrent lire avec les oreilles, une émission de radio qui date de Juin dernier, sur le thème « Un homme libre peut il obéir ? » Problématique et propos un peu cousus de fil blanc, mais il s’agissait d’édifier les jeunes générations, et on y apprend toujours quelque chose ! Tout ça se trouve archivé ici même, il suffit de cliquer et un autre monde s’ouvre à vous.

Bon voyage pour ceux qui franchiront le pas. Et bientôt ici même, une proposition de réponse à la question qui nous empêche tous de dormir, du moins depuis qu’on la pose sur tous les écrans :  » Qu’est ce que l’identité nationale française ? » en partenariat avec le vainqueur du concours de sosie de Socrate, le philosophe slovène Zizek. Oui oui, je prépare ça, mais ça nécessite encore quelques ajustements (en même temps, je ferais peut etre bien de publier ça avant que notre gouvernement ne mette en oeuvre ses projets de filtrage ! Je me depêche donc.

6 Comments

  1. ah si si, moi j’ai déjà acheté L’étonnement philosophique et 101 expériences de philosophie quotidienne, et ce n’est qu’un début ! (pourquoi se priver de bonnes lectures ?)

  2. Je n’exclus pas que certaines remarques des deux derniers posts du jkrsb puissent s’adresser à moi, comme à d’autres. Je n’avais pas jugé utile de répondre aux premières, leur accumulation m’incite à fournir quelques éléments de réponse qui ne constituent en rien une tentative (non nécessaire !) de justification :

    – Je n’interviens pas sur beaucoup de blogs. Outre celui-ci, il m’est arrivé d’intervenir régulièrement sur celui de Csp (Comité de salut public), sous des psudonymes construits selon les cirocnstances autour de « le crapaud tlt ». Je ne le fais plus depuis plusieurs mois, non pas que le taulier ait changé sa façon d’écrire ni le fond de sa pensée, ni que mes réactions potentielles aient vraiment évolué, mais parce que je n’en ai plus envie. Tout ça n’a rien d’absolu et je ne m’y suis pas interdit une réaction suite à la mort de Daniel Bensaïd. Simplement, je ne ressens plus l’envie (le besoin ?) de faire « profiter » aux lecteurs du blog Csp de mes réactions. Je n’intervenais donc plus que sur un blog, ici-même.

    – A la suite de circonstances qui n’ont rien à voir avec jkrsb ni avec son blog, je n’ai plus eu envie non plus d’intervenir ici-même (avec un décalage de quelques mois par rapport au premier renoncement sur le blog Csp). Ces circonstances n’ont strictement rien à voir avec des échanges aigres-doux (fort limités de ma part) que j’ai pu avoir avec Julien (même si cela correspond peut-être de façon fortuite à mes dernières interventions ici).

    – Etant un vieil usager d’internet (tout d’abord pour des motifs professionnels et avant que ce vecteur ne se soit heureusement démocratisé), je n’ai aucune naïveté quant aux traces que mes visites peuvent laisser sur un site. Et j’avoue que cela me soucie peu. En outre, ce n’est pas parce que je n’interviens plus sur un blog que je m’interdis de le visiter très régulièrement (ici comme ailleurs).

    C’est finalement tout simple ! Bonne route !

  3. Ca doit être « profiter » les lecteurs du blog plutôt que « profiter » aux lecteurs du blog. Désolé.

  4. Loué soit Dieu, il y a donc âme qui vive !

    Tu fis bien de ne point exclure quelque référence à toi même dans certaines remarques. Mais les visites silencieuses sont aussi des visites, et je les salue tout autant que les autres, et même je m’en accomode. Ce sera un peu comme étre retiré du monde, dans un des ces monastère où on fait voeu de silence et où l’on se croise sans rien dire. Peut être se comprend on malgré tout.

    Il semblerait qu’il y ait quelque fâcherie dans l’air. Si j’étais curé du village global, je dirais « embrassez vous et aimez vous les uns les autres, Pardieu (oui oui, toi aussi, Julien…), mais je ne me sens pas la vocation, et je ne ressens pas la nécessité de voir tout le monde s’aimer (je crains même plutôt l’hypothèse).

    Bref, merci pour les quelques signes.

    Sinon, moi aussi, j’ai tout le temps des hésitations avec profiter.

  5. Je n’ai probablement pas été clair. Je me répète donc : le fait que je n’intervienne plus (enfin j’interviens pas mal aujourd’hui) ici n’a rien à voir avec Julien. Point.

  6. J’ai pas dit « Julien », j’ai dit « Même Julien ».

    Mais peu importe, en fait : il n’y a pas de justification à donner; si tout ceci devait relever d’une quelconque obligation, ou d’une simple convenance, ça perdrait pas mal de son intérêt je crois.

    Et « bonne route », ça me va plutôt pas mal : les trajectoires se croisent, se décroisent, tracent parfois en parallèle, à portée de vue, ça me convient tout à fait. Je sais qu’on n’est pas perdus. Et je vois aussi comme une chose assez bonne que les cailloux qu’on laisse à droite à gauche sur le net permettent d’en avoir le témoignage de temps en temps. La route est donc bonne, quoi qu’il arrive !

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