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Jingle Bell du Seigneur

Par Youri Kane Catégorie : AUDIO, D'AUTRES MONDES, Grands espaces, LES AFFAIRES CLASSEES DE L'INSPECTEUR HARRY, MIND STORM, PLATINES, POP MUSIC, SOUNDSCAPES, Saveurs du soir Laisser un commentaire »25 mai 2010

On ne devrait rien jeter. Tout peut revivre et parfois même, se voir offrir une seconde vie meilleure que la première, lorsqu’elle celle ci fut un peu ratéee, ce qu’est finalement plus ou moins toute vie, et ce même si il y a des nuances, des gradations dans le foirage existentiel. Ce qui permet ces gradations, c’est que certains, justement, ne font pas dans la nuance au moment de laisser leur trajectoire de life partir en sucette, et réussissent tellement bien à échouer que nous avons tous l’air d’être des vainqueurs à leurs côtés. Prenez Jeanne-Paule Marie Deckers, par exemple, connue de son entourage sous le prénom plus simple de Jeanine (pas de sarcasmes, s’il vous plait, vous allez voir pourquoi), mais plus connue du grand public sous le pseudonyme niaiseux de Soeur Sourire.

Côté face, la religieuse idéale, avec sa guitare en bandoulière. Celle qu’on voit mal écarteler des hérétiques, partir en croisade contre l’infidèle ou abuser d’ouailles pré-pubères. Non, plutôt la nonne telle qu’on la voit dans Y a t-il un pilote dans l’avion, qui chante ses cantiques remixés à la sauce Hugues Aufray en débranchant dans l’allégresse les perfusions de l’enfant qu’elle souhaite ainsi divertir, la bonne cousine que la tradition familiale a envoyée au couvent, quoi. Elle chantait bien, Jeanine, et ses consoeurs appréciaient qu’elle prenne sa guitare, le soir, au coin du feu, pour qu’elle les enchante de sa voix douce entre vêpres et complies. « Oh oui Soeur Sourire, chantez nous de nouveau Plume de radis avant que l’extinction des feux ne nous plonge dans l’obscurité et les turpitudes ». Elle chantait si bien que l’Eglise de Belgique trouva judicieux de la faire sortir du couvent, de l’enfermer en studio afin d’enregistrer quelques album qui eurent pour effet de participer à l’eniaisement des cathos et affiliés, et de remplir substantiellement les caisses du clergé belge (5% sur les ventes) et Philips (95%, un contrat bien négocié en somme). Totalement inconsciente, Soeur Sourire débitait son Dominique nique nique comme d’autres chantaient qu’elles aimaient les sucettes, croyant voir dans le sourire des auditeurs le témoignage d’une humanité fraternelle. La pauvresse.

Le clergé s’enrichissait un peu, Philips, sa maison de disques, engrangeait beaucoup, mais on mettait les impôts au nom de la ravie de la crèche, qui n’ayant rien touché de ce que la Sacem avait versé à d’autres qu’elle, se trouva fort dépourvue lorsque fut venu le temps de payer ses dettes à une nation finalement fort peu reconnaissante de ses dons de joueuse de flutiaux : l’Eglise n’avait plus rien à dire, et plutôt qu’affirmer le contraire, elle vendait ce vide sous forme de galettes de vinyle écervelée, et non seulement on n’y voyait que du feu, mais encore ça rapportait une vraie fortune, et ce bien au delà des frontières belges. Ne pouvant aimer Dieu et l’argent, l’Eglise et Philips dépossédaient Soeur Sourire de ce qui lui revenait, mais n’oublièrent pas de lui envoyer la note des impots. Manque de foi, brusque accès de conscience, moment de lucidité retrouvée derrière quelque pilier de Notre Dame ? Soeur Sourire en vint à se défroquer pour retrouver la vie civile, et c’est sous le pseudonyme de Luc Dominique qu’elle tentera de séduire de nouveau les foules qui auront entre temps trouvé d’autres sources auxquelles remplir leurs carnets de chants du dimanche, au sein desquels se trouvait, et se trouve sans doute encore (tout ceci est tellement figé) un refrain dans lequel Jeanne-Paule Marie Deckers dut se reconnaître : « Je suis une petite cruche », un vase vide, avec de la boue dedans. C’est l’image du Saint, celui qui n’est que ce qu’il est, mais qui attend que le Seigneur le remplisse.

Côté pile, dès lors, la lesbienne junkie. Jeanine, petite cruche dans la cave de Dieu ne fut pas reconnue par l’Eglise, ni par le public comme un millésime méritant d’être conservé. Jetée dans l’oubli elle connut ensuite une trajectoire de boxeur déchu : se découvrant lesbienne, elle tenta de bâtir avec sa compagne un foyer qui fut cependant sans cesse persécuté par les dettes. Tout se paie en ce bas monde et on ne peut pas surfer sur la renommée christique sans souffrir soi même dans sa chair. John Lennon le sait bien. Ainsi le couple ne connut il aucun répit, et ce furent les médicaments et la drogue qui constituèrent la nouvelle divinité, non moins exigeante et jalouse que la précédente. En 1985, tout ceci prit fin, dans un acte final de reprise en main du destin : Jeanine et sa compagne mirent fin à leurs jours, pour solde de tous comptes. Fin de l’histoire.

Mais il existe pour les artistes maudits, ceux qui, pratiquants de l’art brut ont été détournés de leur pureté initiale par quelque avidité prédatrice, cherchant dans ce bas monde un ou deux petits talents à presser, puis engloutir, il existe pour eux un paradis, et il est terrestre. Ainsi, Soeur Sourire retrouve une seconde jeunesse, et une vie au-delà de ce que fut la sienne dans les réverbérations et les filtres d’un musicien répondant au doux pseudonyme de Deru, Benjamin Wynn de son vrai (le pseudonyme est il un faux ?) nom. En ouverture de son nouvel album, intitulé Say goodbye to useless, il transfère les cendres de Soeur Sourire au Panthéon des sons, en récupérant ce qui ressemblait fort, à l’origine, à une aimable et béate comptine, pour en faire une sorte de message spectral, un écho céleste d’une voix qui, en montant au ciel, aurait enfin saisi que ce genre d’ascension n’est pas à prendre à la légère. Jeanine aurait donc appris l’art complexe de l’ascension par gravité, ce genre de pratique qui est interdite à ceux qui croient qu’on monte au ciel en ayant des ailes d’ange. Dans les deux morceaux successifs que sont I would like et I want, dont je propose ici le second (le premier se trouve, en fait, là : clique ici même et la bobinette cherra). Comme le vent quite le créneau pénible du croisement entre Joan Baez, Yves Duteil pour pénétrer les sphères célestes des sons qui veulent plus rien dire, mais disent. En art, une grande partie de l’essentiel tient à ce genre de nuances. Et on réalise alors qu’en musique, tout n’est qu’affaire de traitement du son. D’une certaine manière, on n’apprend rien : intellectuellement parlant, on le savait déjà, mais on l’éprouve finalement si peu… Là où une Céline Dion semble s’ingénier à demeurer sous le vent, Luc Dominique surfe enfin sur les courants ascendants, et telle une montgolfière géante, gonflée par un mélange d’hélium et d’air chaud (pas sûr que ce genre de mélange ne finisse pas dans une remake de l’Hinderburg, mais bon, c’est une image…), elle embarque tout son petit monde avec elle, pendu à ses lèvres vocoderisées.

Alors, enfin, on comprend ces mots, qu’on aime tant haïr à la hauteur de la haine que Nietzsche a pu leur vouer (et là, on va mettre certains devant un choix cornélien) :

« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux. »

Pour Jeanne-Paul Marie Deckers,
Amen.

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Amère île

Par Youri Kane Catégorie : 24 FPS, AUDIO, CINEMATOGRAF, Grands espaces, Playlists, SCREENS, SOUNDSCAPES Laisser un commentaire »30 avril 2010

Un des aspects de l’Ubris, qu’on saisir mieux si on l’orthographie Hybris, c’est l’hybridation. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu l’occasion de mettre en ligne des mashups, ou mixes entre deux morceaux qui n’ont pas été créés à cette fin copulatoire.

Mais hier, j’ai vu Shutter Island. Pendant les rares moments où ce film relâche son emprise, et laisse l’esprit se reprendre, permettant quelques instants de concentration sur des éléments séparés, je m’étais bien aperçu que Max Richter faisait partie de la bande originale, et c’était déjà une présence bienvenue, étant donné le travail que ce musicien effectue sur la mémoire musicale, sur la nostalgie, sur ce qu’on pourrait qualifier d’identité musicale européenne. Si la tempête, chez Scorcèse, permet l’intempestivité, l’intemporalité, elle est aussi l’occasion d’une plongée dans cette mémoire; au delà des critiques inévitables sur la représentation des camps, une fois de plus, au cinéma, c’est précisément ceci qui fait de ce film autre chose qu’une anecdote à effets de tiroirs, et c’est aussi cet emboitement mémoriel qui fait de la référence historique autre chose qu’un joujou narratif. Même si le film est un évident hommage à Hitchcock, Scorcèse n’a pas recours ici au bon vieux principe du MacGuffin : si dans la Mort aux Trousses, l’objet est l’image, chez Scorcèse, il faudrait plutôt dire que l’objet fait l’image, et qu’il est restitué par elle. Il y a dans ce film un au-delà de l’image qui rend le détour par les camps, bien que toujours problématique, légitime.

Ainsi, dans les ondées musicales qui participent au déluge mi mémoriel, mi hallucinatoire du film, Max Richter constitue t-il un moment réconfortant, comme une ondée qui viendrait nettoyer, autant que faire se peut, le territoire dévasté de l’île balayée des cartes comme du paysage.

Mais pour qui veut bien rester dans la salle pendant le générique, s’offre une réédition du même titre de Richter (On the Nature of Daylight, extrait de l’album The Blue Notebooks(2004)) au sein duquel semble surgir, de nulle part, ou plutôt de Dieu seul pourrait savoir où s’il existait, la voix de Dinah Washington chantant la Terre amère, this Bitter Earth, de cette manière dont le blues sait parler des choses lourdes sans produire une musique pesante. Voici donc la nostalgie du romantisme européen blessé croisé avec les complaintes du blues américain (en d’autres termes, le recours à un mouchoir pourrait être nécessaire).

En quelque sorte, un résumé de Shutter Island, et une lecture nouvelle du film, sa synthèse musicale, entre musiques contemporaines, affranchies des contraintes tonales et mélodiques (l’hommage de Nam Jun Paik à John Cage), romantisme européen (Mahler en tout premier lieu, puisque c’est le seul qui soit explicitement cité par la narration elle-même) et chanson populaire américaine d’après guerre (Johnnie Ray, entre autres), qui permet d’y discerner en souterrain, comme dans une strate de mémoire inaccessible, une histoire de l’Occident lui même. Il n’est pas interdit de voir en ce dernier titre une véritable clé de lecture de Shutter Island.

« This bitter earth
What fruit it bears
What good is love
That no one shares
And if my life is like the dust
That hides the glow of a rose
What good am I
Heaven only knows

This bitter Earth
Can it be so cold
Today you’re young
Too soon your old
But while a voice
Within me cries
I’m sure someone
May answer my call
And this bitter earth
May not be so bitter after all »

1983

Par Youri Kane Catégorie : AUDIO, Grands espaces, PLATINES, POP MUSIC, Playlists Laisser un commentaire »30 avril 2010

Je l’avais dit, que la photo illustrant la pochette de l’album 1983, de Sophie Hunger était l’une des plus frappantes qui soient.

En ce qui concerne la musique, les amateurs de folk et pas mal d’autres sauront que ces genres de musique s’écoutent d’abord live, et il est possible que le soin apporté à la production de l’album atténue un peu la puissance contenue de la chanteuse sur scène. Dès lors, les puristes préfèreront sans doute le disque qu’elle avait enregistré dans son salon, Sketches on sea.

Deux extraits, alors. The Boat is full, dans une exécution backstage on ne peut plus directe, bien plus en tous cas que la version studio, qu’on peut entendre sur l’album Mondays Ghosts, et la reprise de Le Vent nous portera, de Noir Désir, qu’on retrouve dans 1983. Ah, 1983, c’est juste l’année de naissance de Sophie Hunger. Bonne nouvelle, ces années là auront donc produit un certain nombre de bonnes choses.

Lakustre

Par Youri Kane Catégorie : AUDIO, Grands espaces, PLATINES, POP MUSIC, SOUNDSCAPES Laisser un commentaire »25 février 2010

Pour un amateur de musique, il y a sans doute deux directions selon lesquelles peuvent s’orienter les oreilles, et le système nerveux qui les accompagne : l’une se situe dans un au-delà de soi, vers des territoires encore inexplorés, livré aux aventures de l’écoute, aux sensations nouvelles, aux expériences fascinantes, parce qu’encore inconnues. L’autre prend ses racines dans un passé musical dont on n’a même plus idée, parce qu’il recèle nos premières sollicitations auditives, nos premières expériences de l’harmonie, de la mélodie, des sons, du rythme, des ambiances. Selon la décennie qui a servi de contexte à nos premières écoutes, ces racines peuvent prendre telle ou telle forme, s’être développées selon telle ou telle structure de réseau.

Pour ceux dont les schémas neurologiques liés à l’écoute de sons structurés se sont constitués dans les années 70, le revival actuel de l’Americana a quelque chose de la madeleine proust : taillées pour l’attention aux détails au sein des grands espaces, compagnes idéales des grandes chevauchées en petit comité, ces chansons sont, pour ceux qui furent éveillés à la musique en ces années là, et ceux qui leur ressemblent, la bande originale de films mentaux qui projettent en cinémascope d’amples travellings sur un monde encore à explorer, jusque là quasi inhabité, si ce n’est par quelques pionniers amateurs de solitude, lançant la nuit tombée les braises de leur feu vers le firmament, indiquant aux quelques autres settlers des lointains environs que, oui, il y a du monde par ici. Forcément, ceux qui vivent seuls à ce point, retirés du reste du monde, l’observant de loin à travers les vents de sables qui sont aussi des paravents, et des frontières, quand ils se retrouvent, par hasard ou par nécessité, sur quelque croisement de sentiers, dans quelque bivouac sous les étoiles, s’ils empoignent leurs guitares et chantent leurs aventures intérieures autour du feu, lancent spontanément leurs voix entre terre et ciel selon les harmonies les plus naturelles. Celles qu’ils partagent avec les surfeurs, les garçons vachers, les messagers de dieu et les chroniqueurs des tourments intérieurs.

Dans cette seconde direction, Midlake fait figure de guide, peut être même de prophète. 

Tout le monde parle désormais de Midlake. Ca m’apprendra à faire de la rétention d’informations : je les écoute depuis bien longtemps (avant même que le tube Roscoe n’envahisse nos oreilles, acompagné pour les connaisseurs par les autres petites merveilles disséminées de ci de là dans l’album  The Trials Of Van Occupanther), et souvent j’ai eu envie de partager ça dans cette colonne, et puis le temps a fait son travail de report au lendemain des articles qui peuvent être écrits à peu près n’importe quand. Bilan, c’est la vague du dernier album, The courage of others, qui m’est passée dessus avant même que, tel un bon surfrider, je puisse la prendre pour voguer à ses devants. Me voici donc à la traine, mais peu importe. Un petit tour sur Youtube me donne l’occasion d’évoquer ici ce groupe qui est depuis un moment déjà un de ceux qui tourne le plus dans mon lecteur, que ce soit le soir à la maison, ou en déplacement (particulièrement les jours de pluie).

Un internaute bien intentionné, dont on se contentera de savoir qu’il se fait appeler paulosham1 (et on n’en saura pas plus) a eu la bonne idée de croiser  les plus saisissants des titres du groupe avec des extraits de films qui sont autant d’occasions de rencontres au sommet. L’expression est d’ailleurs particulièrement appropriée lorsqu’il s’agit d’aller chercher dans les altitudes vues par Werner Herzog, l’illustration idéale du titre Fortune, autour de chutes d’eau qui emportent tous les amateurs du cinéaste, irrésistiblement, vers Aguirre. Mais l’association la plus sidérante (et là, vraiment, si le lecteur sait à quel point ce mot tisse ses liens sémantiques avec le désir lui même, qu’il laisse aller les connexions, et que celles ci tracent dans son esprit la toile la plus tentaculaire qu’il lui soit possible d’imaginer) et sans doute celle qui soude de la plus définitive des manières, The Acts of man à l’Aurore, de Murnau. Rencontre en pleine nuit américaine, sous une lune trop contente de reluquer, travellings magiques au bord du lac, à travers champs et saules pleureurs, à la poursuite de l’homme en action, qui parfois ouvrent dans la Terre des trous béants, aussi profonds et noirs que la conscience humaine, que les antres au sein desquels on aimerait tant être invités, et accueillis afin d’avoir, ne serait-ce qu’un instant, un peu de réconfort, et échapper ainsi au flot du temps qui passe et emporte tout avec lui.

Le sous titre anglais de l’Aurore était « A song of two humans« . On dirait que Paulosham1 le savait, ou bien qu’il en a eu l’intuition pour ainsi croiser Murnau avec Midlake. Autant dire, d’ailleurs, qu’étant donné les projets fomentés par le jeune marié, le nom même du groupe sonne ici comme un lugubre présage. C’est sans doute là toute la saveur de leur musique : se tenant, comme l’homme, à la limite de deux infinis, les pieds dans les marécages, au milieu des roseaux, les voix tendues vers le ciel, lumières sidérales dans l’obscurité terrestre. La nuit des hommes n’est pas sans fin. Guidés par les voix, nous avançons vers l’aube; espérant, et redoutant, l’aurore. 

Et pour voir les autres rencontres organisées par cet internaute, c’est par ici : http://www.youtube.com/user/paulosham1 Et on ne saura trop conseiller l’incroyable mixe entre Rulers, ruling all things et le Stalker de Tarkovsky. Normalement, la séquence devrait donner envie à tous les êtres humains de découvrir l’oeuvre de ce cinéaste, et celle-ci en tout premier lieu.

Et pour compléter la découverte du groupe, au delà de l’écoute des albums, il y a une bonne chronique dans les inrocks de cette semaine (n°743), avec tout plein de groupes cités comme références, et une interview intéressante dans le n°14 de Noise, avec de nouveau pas mal d’autres connexions vers d’autres groupes qui sont autant de sources d’inspiration.

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