Foncer tête baissée dans l’envers du décor

In D'AUTRES MONDES, LES AFFAIRES CLASSEES DE L'INSPECTEUR HARRY
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J’irais bien faire un tour du côté de chez oim, pour voir si y a kekchos’à s’y mettre sous la dent.

Du côté de chez Harry, en vrac, on trouvera :

Simone Weil en .pdf, parce que, La condition ouvrière, au moment où Florence Aubenas sort le quai de Ouistreham, ça permet d’éviter d’affirmer que cette méthode d’investigation est nouvelle. On rappellera que Simone Weil s’engagea dans le travail ouvrier mais qu’elle ne s’en désengagea point : quand elle reprit le chemin des salles de cours, elle ne garda de son salaire que ce qui correspondait au salaire ouvrier, versant le reste, comme surplus, à des caisses de solidarité. Evidemment, elle fait partie de ceux qui font qu’on se sent perpétuellement un peu bourgeois. On essaie de s’y faire. On devrait pas. Pour se payer le luxe de vivre la condition ouvrière tout en continuant à gagner plus, il faut cliquer ici.

Du coup, comme j’ai fureté dans quelques revues qui feraient confondre Libération avec le Figaro, je suis tombé sur un texte de Malraux sur l’art populaire, qui répondait à quelques commentaires. Ce texte pourra se lire en cliquant ici même.

Du travail répétitif à l’usine aux boucles des samples de la musique contemporaine, il n’y a qu’un pas que Gondry franchit en compagnie de Noir Désir sur A l’envers à l’Endroit, c’est par ici. Et dans l’outremonde, on va le voir, la musique semble avoir pris ses quartiers d’été.

Ca fait un moment que je veux ouvrir une rubrique « bagnoles » ici, ne serait ce que pour faire râler les lecteurs qui n’en ont pas, ainsi que ceux qui s’en contrefoutent (ils peuvent être les mêmes). Dans cette rubrique imaginaire, une sous-rubrique serait consacrée aux films de bagnoles. Dans mon panthéon personnel, Vanishing Point se tient au sommet. J’y reviens régulièrement, et un jour, j’aurai une Dodge. La bande annonce est là, mais si on fouille, on peut trouver vraiment très souvent ce film cité dans mes articles.

Ca y est, les écrans ciné débordent de 3D. Il n’y a pas un film qu’on n’a pas envie de voir qui ne soit proposé en version troisdimensionalisée. Fort bien. Mais qu’est ce que ça apporte au cinématographe ? Peut être un peu plus que ce que nous autres, esprits grincheux ou amblyopes voulont (ou pouvons, en l’occurrence) bien y voir. Les Cahiers du Cinéma se sont intéressés à la question. Davantage sur la question en se rendant ici même.

Aaaaahhhh… L’argent… Voila qui met au moins tout le monde d’accord, même si cet accord sur la valeur sème immédiatement le désaccord sur les modalités de son partage. On manque de lecture sur l’argent, au moins autant qu’on manque d’argent, c’est dire. Le livre d’Aglietta et Orléan, La Violence de la monnaie, propose une analyse de ce qui apparaît, sous leur plume imprimante, comme irréductible à un simple outil d’échange. L’ouvrage est quasi introuvable, alors en suivant ce lien, on peut parvenir à son chapitre 4, qui m’a semblé être simplement crucial. Il FAUT le lire, je crois.

Guy Debord a écrit un traité du Poker. Fut il à ce point fasciné par Patrick Bruel ? Arrondissait il les fins de mois en jouant les arnaqueurs autour du tapis de jeu ? Laissait il de gros pourboires aux croupiers ? Nul ne peut vraiment en témoigner, et comme il s’agit de Debord, toutes les hypothèses seront envisagées. Toujours est il que ce court texte (vraiment très court, ne réservez pas votre journée pour le lire) est une petite entreprise de détournement comme seul un situationniste sait les pratiquer. On peut lire ça par ici.

Varèse, vous connaissez ? Le public du théâtre des Champs Elysées, le soir du 2 Décembre 1954, il ne connaissait pas non plus. Ca donne un concert pour le moins très TRES etrange, au cours duquel les auditeurs font preuve d’une violence verbale qui a laissé des traces tout à fait audibles sur l’enregistrement, dont nous disposons aujourd’hui. Envie de faire une petite expérience auditive ? Accrochez vous, mais si vous franchissez les tempêtes esthétiques du morceau, nul doute que le mot « musique » correspondra ensuite à un ensemble bien plus vaste, et décrira un paysage dont les limites sembleront repoussées hors des point où la vue porte. C’est par là que ça se passe.

Et comme Frank Zappa, adolescent, développait des attitudes de fan envers Varèse, on dispose aussi d’un texte dans lequel il lui rend hommage à travers le récit de la découverte d’un de ses disques. La lettre peut être lue ici.

Et pour finir, je me suis rendu compte, un peu par hasard, que dans la publicité pour la firme Orange, celle qui montre que les mots peuvent avoir plusieurs sens, il y a une image qui est complétement bidonnée, puisqu’on y fait croire que la Vénus endormie de Giorgione fait 5m de haut, alors qu’elle n’en fait qu’un. Dès lors, on ne sait pas trop devant quoi les deux visiteurs ébahis s’ébahissent. La publicité, ainsi que le détail de ce grand n’importequoi se trouvent ici.

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