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Pendant ce temps, à Vera Cruz

Fin d’année, le cheval fonctionnaire et enseignant (celui qui ne bosse que 8 mois par an) sent l’écurie et c’est un peu comme si des ailes lui poussaient. Bien dans sa peau dans tenue de Pégaze, il pose ses doigts sur le clavier, et pour un peu, il jouerait du piano debout. Mais les touches se nomment AZERTYUIOP et il compose plutôt assis, parce que la mise en spectacle, sur internet, est toujours un peu différée, et que c’est pas trop la peine de faire le show.

Si on a délaissé, un peu, ces colonnes, (mais on a des projets, on rassure), on entretient un peu le jardin de l’outre-monde, printemps oblige.

En vrac, celui qui me rendrait visite sur mon lieu de travail trouverait :

– Une mise en ligne des cours de préparation au bac proposés par les Nouveaux chemins de la connaissance, sur France-Culturisme.

Le partage d’une leçon de cinéma consacrée à Lost (bon, disons une « leçon de série »), proposée au forum des images par Pacôme Thiellement, qui a pour intérêt de nous ouvrir à des pensées un peu moins occidentales, et des auteurs du genre qu’on a du mal à quitter une fois qu’on les a rencontrés (ces temps ci, pour tout dire, ma pile de copies est en concurrence directe avec Sohravardi, et de manière générale, elle perd, et c’est la faute à M. Thiellement). On y aime le propos, l’exégèse, la maladresse de ceux qui savent qu’il va falloir faire preuve d’aplomb sans être sophiste, bref, la quête et le discours sur la quête.

– Un lien vers un texte de Claro sur Thiellement. Oui, tout est en réseau, mais il y a des noeuds plus denses que d’autres.

Une présentation de Sohravardi par Jean Brun (je l’ai dit, il  y a un Perse qui, depuis le douzième siècle, s’occupe de mon cas). Pour le titre de l’article, il faudrait aller voir du côté de Karl Sarafidis, chez qui j’ai saisi cette formule qui, depuis, m’obsède.

Un petit truc bidouillé à partir des interventions de Justin Timberlake chez Jimmy Fallon, qui mettent en évidence que le rap en est au point où il a sa propre histoire, qui n’est pas du tout détachée de celle du reste du monde, puisqu’il est une bonne part de sa bande originale. Au-delà du côté « Reprazent ! » de la chose, ce qui est plus intéressant, c’est que ce truc est totalement réjouissant, et que les réjouissances ne sont pas si fréquentes (je veux dire, celles qui sont partageables avec tout le monde). Et parmi les trucs vraiment joyeux, je placerais volontiers le générique de fin du deuxième épisode, où Timberlake danse comme un autre Jimmy, Somerville celui ci, le faisait dans les années 80. Et à l’époque, pour certains, c’était une image possible de la joie.

Encore un partage, cette fois ci consacré à l’importante question : pourquoi les français ne dansent ils plus ? En fait, ça parle de culture populaire, pile poil ce que chez nous on ne considère pas comme vraiment culturel. Et ça commence par une battle entre de jeunes maliennes, et des belges qui exécutent la danse des canards (et qui, du coup, sans le savoir, exécutent toute l’Europe de l’Ouest par le même occasion).

Une visite guidée de Pondichery, uniquement consacrée à sa salle d’examen le jour de l’épreuve de philosophie. Je dis ça, je dis rien, mais a priori, le sujet donné à la filière scientifique « Est ce le cerveau qui pense ?« , est tout à fait excitant, mais il ne correspond pas à la règle de constitution des sujets, qui veut qu’au moins une notion au programme soit explicitement mentionnée dans l’intitulé. On ne va pas se plaindre, cela annonce peut être le retour de sujets moins scolaires, et l’école a besoin de choses non scolaires (et puis, vous me direz, si un élève sort de terminale sans savoir ce qu’est la pensée… Mais j’ajouterai qu’on aimerait bien vous y voir, aussi…)

– Enfin, un croisement entre Cronenberg, DeLillo et Gunther Anders. Ca fait peut être un peu trop de monde qu’on aime bien dans un seul et même article, mais comme je doute que le troisième ait jamais rencontré les deux premiers, je me suis fait entremetteur. Bref, j’ai fait une interprétation de Cosmopolis dans l’avoir vu, mais connaître un peu Cronenberg, et avoir lu DeLillo me semble donner une certaine légitimité à parler sans savoir.

En fait, je me dis qu’on ne chôme pas.

 

One Reply to “Pendant ce temps, à Vera Cruz”

  1. Si tu n’as pas vu Cosmopolis, je te conseille de continuer. Acteur principal tête à claques (il paraît que c’est normal, il joue dans la série Twilight que je n’avais jamais songé à visionner… et pourtant je dois voir entre 150 et 200 films par an au cinéma, avec quelques reprises quand même), Mathieu Amalric et Juliette Binoche, bon je les aime bien, on n’en parle pas. Pour le reste, ça parle, ça parle, ça parle, et on s’en fout à un point !

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