Arlette Chabot Vs Stargalactik – Victoire par K.O. lubrique

In 25 FPS, HYBRID, MIND STORM, PROPAGANDA, SCREENS
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jpg_sans-titre-1-41bc11De temps en temps, je regarde les stats de visites sur le blog, même si cela n’a pas grand sens : les regarder ne les fait pas grossir, on ne va pas se mettre à écrire des articles exprès pour correspondre aux statistiques (d’abord, parce que c’est au contenu d’influer sur les stats, qui ne sont qu’une mesure, et non l’inverse, et ensuite… eh bien vous allez voir en dehors de cette parenthèse pourquoi on pourrait difficilement orienter les articles sur les statistiques…) et c’est sur le très long terme qu’il faudrait le mesurer.

Or, un phénomène pour le moins étrange a lieu. Sans le vouloir (et on pourrait même dire, « à son corps défendant », vous allez voir pourquoi), Arlette Chabot bat, et de loin, tous les autres sujets abordés dans ce blog. Un petit retour en arrière s’impose, pour comprendre : par deux fois déjà, il a été question de Madame la Directrice de l’info sur le service public; ou plutôt, telle qu’on l’a présentée, il s’agissait moins de son statut officiel que des petits tours de passe passe, maintes fois réitérés, au cours desquels la rédaction de France 2 cuisine à sa sauce les échelles des graphiques d’évolution de divers phénomènes politiques, tels que les courbes du chômage, par exemple.

Ces articles ont un grand succès. On pourrait croire que, dès lors, de plus en plus de français regardent leur JT en attendant avec impatience ces petits moments de pure propagande discrète, qu’on se tient, la fourchette chargée de knacki Herta/purée Mousline en l’air, en suspension, bouche ouverte, inattentif au reste de la famille autour de la table, à guetter le mensonge graphique, le petit arrangement avec les scores, le bricolage des chiffres, bref, on pourrait croire que soudainement ce soient des paires d’yeux dotés de sens critique et de vigilance qui se posent sans illusion sur l’écran plasma qu’on aura opportunément placé pour qu’il soit visible depuis la table à manger, puisque les heures des JT sont aussi celles des repas, ce qui permet de servir la soupe de part et d’autre de la pièce de manière synchro.

Eh bien non. Pas du tout.

Car si Arlette bat tout le monde au moment de savoir pourquoi on vient visiter mon blog, elle doit aussi (mais ça, les stats le mesurent un peu moins bien) provoquer pas mal de déception parmi mes visiteurs. Et ça, on l’en remercie moins, parce que ne faire venir le badaud que pour le frustrer de ce qu’il est venu chercher, ça me fait perdre de la clientèle (en même temps, comme on se refuse à glisser de la pub par ci par là, je vois mal quoi demander à Arlette, pour me dédommager. En tous cas, je ne vois rien qu’elle puisse m’offrir, mais bref). En effet, les mots clés qui dirigent les foules vers les articles où elle est mentionnée sont les suivants : « Mamie en petite tenue ». Pas besoin de statistiques pour mesurer leur déception, à ceux là qui surfent sur le net en quête d’images de seniorettes en sous vestimentées. On doute fort qu’Arlette et ses courbes trafiquées soient tout à fait leur tasse de thé.

Pourtant, à regarder le tableau des recherches menant de Google à Arlette Chabot, on se prend à rêver : Mamie dépasse, et de loin, Stargalactik, autre source non négligeable de visites (origine de quelques insultes envoyées par mail, aussi, de manière étrangement anonyme). Mais les chiffres ne mentent pas : Arlette est trois fois plus séduisante que Stargalactik. L’analyste politique des pauvres d’esprit séduisant davantage que la Paris Hilton des nouveaux riches…

Selon l’angle de vue, on verra là un progrès social, ou un symptôme de paupérisation supplémentaire. Dans tous les cas, on regardera les processus d’indexation auprès de Google d’un oeil légèrement sceptique.

1 Comment

  1. Aucun rapport avec le post (quoique s’agissant de visions d’horreur, il est possible qu’Atlette Chabot y tiendrait parfaitement sa place), j’ai entrevu un fouinant chez mon libraire préféré que Maurice G Dantec avait commis un nouveau crime. Corrélativement ma surprise a été grande que le jkrsb n’ait pas encore jugé utile de nous en avertir, voire de gloser sur ce très résistible ouvrage. Par lâcheté et parce que je tiens à l’estime de mon libraire, je n’ai pas osé prendre l’objet en main, ni donc ipso facto y jeter un oeil. Il n’empêche que j’attendais avec impatience que le jkrsb, qui n’a généralement pas ces pudeurs de première communiante, m’informe. Le connaitrais je finalement encore moins bien que je ne croyais ?

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