Parce qu’on peut, tout de même, avoir des raisons de ne pas désespérer, et parce que, quand on guette, on peut finir par trouver, au moins partiellement, des pistes déjà tracées, qu’on peut suivre en foulant à son tour les mauvaises herbes, ou en traçant des chemins parallèles.

dyn006_original_520_333_pjpeg_2649770_2698429e2070ddaa07d5fcde9f2dc7a5Deux émissions de radio proposées ci dessous, enregistrées au familistère de Guise, ce lieu économiquement sidérant, insensé aux yeux des valeurs actuelles, dans lequel un patron décida, au 19è siècle, de faire profiter ses employés des avantages de la richesse dont ils étaient, tout simplement les producteurs. Jean-Baptiste André Godin, inspiré par Fourier et par le courant ascendant du positivisme, décida un beau jour que son entreprise n’était qu’un moyen de hisser ses employés dans les hauteurs du progrès, au moment même ou ses pairs pensaient, eux, que leurs ouvriers étaient le moyen pour eux d’accumuler de plus en plus de richesses.

Ces deux numéros de Là-bas si j’y suis furent enregistrés lors des fêtes de Noel 2005, au cours desquelles les ouvriers de l’actuelle entreprise Godin étaient en grève, et allaient chercher à la Croix rouge des paquets leur assurant le minimum vital, faute de pouvoir acheter le nécessaire, ceci bien qu’étant salariés. Chronique d’un pas en arrière qui s’apparente à un vautrage intégral, mais aussi belle indication quant aux solutions qui s’offrent à nous : tout simplement, inverser totalement la logique de l’entreprise, ce qui, jusqu’à preuve du contraire, consiste à la remettre dans le bon sens.

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